Concours Quai des nouvelles


Le festival est aussi l'occasion pour les plus jeunes d'exercer leur plume. Le concours Quai des nouvelles récompense deux collégiens ayant écrit une nouvelle et cette année, les lauréates sont Chloé Oréal et Rafaela Barazer, du collège des Sables-Blancs.

La nouvelle de Chloé Oréal, 6eB

La Louve des Marées.

 

Je ne courais plus, maintenant.
Je marchais avec attention le long de l’océan. On n’entendait plus que le bruit des vagues. Et là, je crois que je l’ai vue : la Louve des Marées.
On dit dans notre petit village, qui se prénomme Humbruy, qu’une louve-poisson nageait pendant les hautes marées. Les marées en cette saison étaient fortes et comme je suis curieux, je suis parti à cinq heures du matin, alors que le brouillard était encore dense. J’ai cru apercevoir, de là où j’étais, une silhouette de loup à queue de poisson.
En voyant cette merveille, j’ai cru avoir une hallucination. Mais peut-être était-ce juste un miracle, une chance incroyable et pas juste le fruit de mon imagination !

« En tout cas, je sais qu’elle existe. Mon grand-père, quand il allait pêcher, la Louve des Marées l’accompagnait. Apparemment, c’était les meilleurs amis du monde ! »
J’ai décidé d’aller la rencontrer demain ; je vais prendre la vieille barque de mon père et aller la voir ! 

Le lendemain matin, la marée était violente, mais je décidai d’y aller tout de même. Une fois arrivé à l’endroit où je l’avais vue, elle n’y était pas ! J’étais désespéré…
Mais au même moment, une vague violente arriva et frappa de plein fouet la barque, qui heurta un rocher et me fis couler. Pendant un instant, le vide m’envahit, ma gorge était nouée, le sel me brûlait de partout. J’étais perdu…

Mais tout d’un coup, je pus respirer ! J’ouvris mes yeux qui me brûlaient encore, et je vis la Louve des Marées qui m’avait emporté jusqu’à la plage !
Et je dis :

- Bonjour Louve des Marées, pourquoi m’as-tu emmené jusqu’ici ? Pourquoi m’as-tu sauvé ?

- Je sais qui tu es ! Et tu me semblais être une bonne personne !

- Tu connaissais mon grand-père ?

- Oui, il était comme toi !

- Je voulais te rencontrer, on m’a tellement parlé de toi.

- Oui, est-ce que ton grand-père t’a parlé de la mystérieuse île ?

- Non ?

- C’est une île où se cache un trésor fabuleux.

- Avec des pièces d’or et des rubis !

- Non, avec un monde de rêves, où l’on vit dans une cité d’eau. Ton grand-père l’a cherchée toute sa vie et il l’avait trouvée, il allait partir mais sa vie s’en est allée.

- Alors je veux continuer sa quête !

- Tu es sûr ?

- Oui, allons-y !

Sans penser aux conséquences, je suis parti. Et j’ai trouvé !
J’ai trouvé la cité et le bonheur avec la Louve, jusqu’à ce qu’on s’en aille ensemble rejoindre mon grand-père.

 

La nouvelle de Rafaëla Barazer, 6eC

Je ne courais plus, maintenant.
Je marchais avec attention le long de l’océan. On n’entendait plus que le bruit des vagues. Il faisait nuit, c’était la pleine lune. Je me suis assise et j’ai regardé le ciel étoilé.
Et j’ai vu une étoile filante, j’ai fait un vœu. Je suis restée là, à contempler le ciel. Puis tout à coup, un bateau a surgi de la brume et est allé tout droit dans ma direction. J’avais peur !

Au lieu de crier « au secours, un bateau va s’échouer !! », je me suis levé et j’ai regardé le bateau en faisant de grands gestes. Le bateau a continué d’avancer dans le sable, jusqu’à ce qu’il s’arrête devant moi. Je vis une silhouette arriver vers moi. Elle courrait. J’avais peur, j’ai couru aussi, jusqu’à ce que je tombe. Alors, quelqu’un m’a tiré la main. Et m’a dit:

- Bonjour moussaillon, n’aies pas peur de moi. Je m’appelle Capitaine Dry ! Bienvenue à bord jeune fille !

Alors j’ai crié:

- Quoi? Mais vous faites erreur !

- Eh non, je ne me trompe jamais.

Alors il m’a tirée par la main et m’a emmenée sur son bateau géant et tout bleu. Le bateau a démarré, je n’ai rien dit. Je ne voulais pas que ma mère s’inquiète mais je n’ai rien dit. Le capitaine avait une casquette de marin et un t-shirt blanc à rayures bleues et une veste bleue. Tous les marins se sont mis au travail et j’ai attendu. Le bateau a commencé à couler, je paniquais, j’allais sauter dans l’eau mais le capitaine m’a retenue et m’a dit :

- Attention, nous allons dans un autre monde ! C’est parti !

Nous sommes allés tous ensemble au fond de l’eau, où je pouvais respirer. Alors, nous avons visité ce petit monde et je suis arrivée dans une grotte pleine de poissons, c’était magique, très beau ! Puis je suis entrée dedans. J’ai regardé derrière moi et le capitaine m’a fait un geste. J’entendais des voix. L’une d’elles me disait :

- Quand tu nous appelleras, ton vœu se réalisera.

Une autre me disait :

- C’est elle ?

- Mais non, c’est la fausse, lui répondait-on.

Et là, j’ai entendu :

- C’est ma fille.

C’était la voix de mon père, je la reconnaissais. Mon père était décédé quand j’avais cinq ans. C’était ça mon vœu: le revoir ! Je l’ai vu, c'était lui devant moi, dans la grotte. Je l’ai serré dans mes bras si longtemps qu’à force, il a fallu que je parte. Il me donna un cadeau avant de partir et me dit de l’ouvrir sur la terre ferme. Le bateau me ramena, me déposa sur la plage. Alors j’ai ouvert le cadeau : une photo de mon père et moi, à cinq ans. J’ai pleuré.
Le bateau s’en est allé.
Le lendemain, je me retrouvai dans mon lit et ma mère me réveillai. Je lui expliquai mon rêve et elle me dit :

- Oui d’accord, mais qu’est-ce que c’est cette photo dans ta poche ?